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Le mont Rainier
récit de voyage

mont Rainier


En juillet 2005, nous nous envolons vers Seattle
pour réaliser l’ascension du mont Rainier (14 411 pieds 4 435 mètres) le plus haut sommet du territoire américain après le mont McKinley.

Au cours de nos premières journées dans le parc national du mont Rainier, nous explorons les sentiers à la base du glacier que nous gravirons. Les jours et les nuits qui suivent notre arrivée s’annoncent parfaits pour faire le sommet. Nous nous inscrivons afin d’obtenir nos permis d’alpinisme. La veille de notre départ pour le sommet, nous vérifions notre équipement, tout nous semble correct. Le lendemain, nous amorçons notre expédition pour nous rendre au camp de base: le camp Muir à 10 080 pieds (3 072 mètres).


Les cinq heures de montée se passent bien, après avoir traversé un long champ de neige, nous arrivons au camp de base. Nous installons notre campement sur une belle neige blanche. L’après-midi est merveilleux, le soleil brille. De notre campement, nous admirons le sommet du mont Adam, ainsi que celui du mont St-Helen. Les autres montagnes en avant-scène nous offrent aussi un spectacle magnifique.

La vie au camp de base est particulière. Après quelques salutations, chacun est à son affaire à préparer son équipement pour la conquête du sommet. Vers 16 heures, les bruits des réchauds se font entendre.  Il est temps de faire fondre de la neige et de bouillir l’eau pour en avoir de bonnes provisions pour les heures qui suivront et surtout celles de l’ascension.

mont Ranier

champ de neige muir camp de base

À 18 h 30, le camp de base devient silencieux. Tout comme d’autres alpinistes, nous allons en tente pour nous reposer avant le départ. À minuit, il est temps de commencer notre ascension vers le sommet. Nous suivons la route du « Disappoinment Cleaver ». Pendant notre montée, pour éviter de nous retrouver dans les crevasses qui se trouvent sur notre parcours, nous prenons le temps de bien repérer les balises déjà installées. La noirceur est surprenante, c’est à se demander si nos lampes frontales fonctionnent. Le vent souffle et le temps devient glacial. Nous rencontrons sur notre chemin des alpinistes qui rebroussent chemin dû à des blessures, à des bris d’équipement ou à cause de la fatigue.

camp de base

C’est à notre tour après 3 heures de marche de constater que les réglages des crampons sur les nouvelles bottes de Marie-France ne fonctionnent pas. Il devient périlleux de poursuivre notre ascension avec des crampons qui lâchent à tous les quinze mètres.

Nous décidons de nous mettre à l’abri du vent et d’observer le lever du soleil avant de redescendre au camp de base. Le paysage à 3700 m est magnifique, l’aurore orangée colore le glacier, les crevasses, les séracs et les parois rocheuses. Nous sommes émerveillés par ce que nous voyons, ce qui nous console de ne pas avoir atteint le sommet. Ce sera pour une prochaine fois.

crevase

mont Rainier mont Rainier

Points de repère

Quand y aller: de la fin du mois de juin à la fin du mois de septembre est le meilleur temps de l’année pour faire cette expédition, par contre le mois de juillet est le plus achalandé. Le mont Rainier est accessible12 mois par année. Durant la période estivale, il est préférable d’éviter les journées du week-end. C’est du côté du secteur « Paradise » que la majorité des expéditions pour le sommet débute.

Comment y aller: prendre un vol international jusqu’à Seattle. Pour vous rendre au parc national du mont Rainier, il existe des transports privés, cependant ce moyen offre peu de souplesse ; la location d’un véhicule est une formule intéressante et pas trop coûteuse. Vous pouvez vous y rendre par la route en passant par le Canada ou les États-Unis.

Livres de référence: « Mount Rainier a Climbing Guide » par  Mike Gauthier, édité par  Mountaineers Books, 2005.
« Pacific Northwest »
édité chez Lonely Planet, 2002.

 DVD de référence : Ascend Mount Rainier par « Weekend climber productions », 2002.

Carte topographique: « Hiking Map & Guide Mt. Rainier National Park par Earthwalk Press, 1999.
«Mt. Rainier Climbing Guide», échelle 1:24, 000, par  Stanley Maps, 1997.

Coût: un droit d’entrée au parc de 10 $ US par jour par véhicule est exigé. Selon le nombre de jours passés au parc, il est préférable de prendre un laissez-passer annuel de 30 $ US, toutefois si vous prévoyez fréquenter d’autres parcs nationaux durant l’année il est avantageux de se renseigner sur le laissez-passer annuel pour l’ensemble des parcs américains. Il faut prévoir pour un site de camping 15 $ US par jour. Pour camper au parc la journée avant son départ pour le sommet, il est préférable de réserver son site à l’avance, toutefois il est toujours possible d'en trouver un rendu sur place ou de demander un site en arrière-pays à une distance raisonnable de marche. Pour le permis d’alpinisme, il faut faire les arrangements au centre d’information Longmire au plus tard la veille de son départ, préférablement avant 14 heures. Le permis est de 30 $ US par personne et il est valable pour l’année, cependant à chaque expédition l’alpiniste doit obligatoirement s’inscrire. Pour plus d’information, visitez le site du parc du mont Rainier au  www.nps.gov/mora/index.htm. Pour la nourriture, s’approvisionner à Seattle est la meilleure solution, les épiceries près du parc sont rares et il n’y a pas un grand choix d’aliments dans celles à proximité.

Autres considérations: de l’eau s.v.p. de l’eau, effectivement au cours de votre expédition vous aurez à penser à transporter une bonne quantité d’eau pour vous rendre au camp Muir car il n’y a pas d’autre possibilité que de faire fondre la neige pour se ravitailler. Rendu au camp de base, vous aurez à faire fondre de la neige et à bouillir l’eau pour qu’elle soit consommable. Il faut donc prévoir du carburant comme si vous étiez en période hivernale.

Cette expédition se réalise en deux bonnes journées. Une première, pour se rendre au camp de base et une deuxième qui commence à minuit pour le sommet ainsi que pour le retour au point de départ, ce qui représente une journée de près de 16 heures de marche. Nous recommandons à votre retour du sommet de faire une petite sieste avant de démonter votre camp. Ceci allonge votre journée, mais facilite le retour. Si vous avez le temps, vous pourriez aussi profiter d’une nuit et d'une journée au camp de base, avant votre départ pour le sommet cela facilite l’acclimatation à l’altitude.

Bonne expédition!






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copyright Benoit Marsan 2010
  



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