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La Tanzanie deux sommets  et bien d'autres choses

Expédition: du 20 août au 18 septembre 2010


Voici quelques faits saillants qui ont marqué notre expédition (notes du carnet de voyage)

Jours 1 et 2:
Nous sommes arrivés à l’aéroport international du Kilimandjaro après 25 heures de voyagement. Le point de départ de notre expédition en Afrique est la petite ville de Moshi à 1 heure du Kilimandjaro. Moshi est un lieu de rassemblement pour les grimpeurs du mont Meru et du Kilimandjaro. Le centre-ville de Moshi est sur une distance de 2 ou 3 kilomètres, une gare d’autobus, des guichets ATM, un marché public, des boutiques, quelques restaurants et le tour de la ville est fait.

Moshi




Le mont Meru, 4 jours, un sommet à atteindre de 4 566 mètres d’altitude
 : jours 3 à 6


Ce trek avait comme objectif de nous permettre de nous acclimater à l’altitude pour vivre notre expérience du Kilimandjaro plus confortablement. De plus, ce mont situé dans le parc national d’Arusha nous a fait découvrir la vie animale de l’Afrique.
mont Meru

mont Meru


1er jour: Momella Gate (1 550 m) à Miriakamba Hut (2 500 m)

Après une heure de route de Moshi, nous voici à la porte du parc national d’Arusha. Nous remarquons que plusieurs rangers sont armés afin de protéger les marcheurs contre les animaux qui seraient trop curieux de la présence humaine. 

Avant le départ pour la première hutte, c’est la pesée des sacs que transporteront les porteurs. Chaque porteur peut transporter 15 kg. Notre équipage est constitué du guide, Aboo, du cuisinier, Omar et de quatre porteurs et d’un ranger armé à l’emploi du parc. Nous commençons graduellement notre ascension par la route alternative, la plus longue, mais plus spectaculaire pour la vie animale. Nous marchons accompagnés d’un couple italien qui en est à sa première expérience de trek. Dès notre arrivée au parc nous avons remarqué les zèbres et les buffles. Nous voici maintenant circulant parmi des babouins, des singes colabus blancs et noirs et plusieurs autres espèces que nous découvrons pour la première fois. Les antilopes et les phacochères sont aussi au rendez-vous. Plus nous avançons dans cette jungle, plus nous découvrons la vie animale à son meilleur. Les oiseaux de toutes les couleurs et un merveilleux couple de girafes nous épatent.

Après six heures de marche et sept kilomètres, nous voici arrivés aux huttes Miriakamba à 2 500 m d’altitude. Cet emplacement est propre et bien tenu. Cent vingt-cinq grimpeurs peuvent y loger.

2e jour : Miriakamba Hut (2 500 m) à Saddle Hut (3 500 m)

Aujourd'hui, nous amorçons notre sentier dans une forêt humide. Cette montée est très abrupte. Afin de faciliter l’ascension, le parc a construit près de 5 000 marches, cela rend le défi encore plus aérobique. La végétation est luxuriante. Après ces trois heures de montée, nous arrivons à notre deuxième camp. Vers 15 heures, nous prenons la direction du Little Meru; ce sommet à 3 820 m est une autre étape de notre processus d’acclimatation. Nous montons d’un bon pas et nous voici une heure plus tard au sommet à admirer le sommet imposant et si loin du mont Meru.


3e jour : sommet du mont Meru (4 566 m) retour à Saddle Hut (3 500 m) et à Miriakamba Hut (2 500 m)

Une heure du matin : l’alarme de notre réveil se fait entendre, le départ pour l’ascension est prévu à 2 heures. Le temps de se réveiller, de se préparer, de prendre un thé et une bar énergie, nous voici en direction d’une montée qui s’annonce comme un défi réalisable. Nous avons la forme depuis notre arrivée sur le continent. Le ciel est magnifique, la lune nous éclaire et les étoiles brillent. Durant la première heure de montée, nous admirons ce paysage nocturne et croisons quelques antilopes qui nous observent. Nos lampes frontales sont éteintes pour profiter au maximum de la luminosité de cette pleine lune. Nous voici arrivés à Rhino Point un autre sommet de 3 800 m. À partir de ce point, le vent se met de la partie, la température chute et la poussière devient incommodante. Notre habillement nous permet de faire face à ce changement radical de température et de poursuivre notre ascension sur une crête et sur un sentier de plus en plus escarpé. Cela met à défi notre équilibre. La montée du Meru n’est pas une ballade du dimanche. Il faut être expérimenté. Le vent, le froid, les passages exigus et le gain en altitude, nous rappellent que la détermination et la prudence nous permettront d’atteindre le sommet. Après quatre heures de marche, nous avons moins d’énergie, pourtant nous savons que le sommet est proche. Notre guide nous encourage à poursuive tranquillement. Un couple belge nous devance, ils ont très froid. À 6:30 heures, nous assistons au levé du soleil. Nous apercevons le Kilimandjaro au loin, cette montagne est majestueuse. Encore quelques minutes et nous serons au sommet, toutefois avant d’y arriver nous aurons à franchir une série de faux sommets pour enfin atteindre avec le couple belge le Socialism Peak (4 566 m). Ce sommet est complètement givré, le froid est intense. Nous sommes heureux de ce succès, photos, collation, rigolade, repos, signature du livre témoin et nous redescendons 30 minutes plus tard à la lumière du jour. Nous constatons le sentier que nous avons emprunté représentait un bon défi! Nous apercevons le gigantesque cratère du mont Meru. Quel spectacle!

Nous arriverons à notre point de départ à 11 heures. Pas question de dîner après cette expédition exténuante de neuf heures, nous ne voulons que faire une sieste avant de repartir. Vers 15 heures, nous poursuivons notre descente jusqu’au camp Miriakamba Hut.

Kilimandjaro à l'horizon

mont Meru le sommet

le sommet
le cratère du mont Meru

4e jour : Miriakamba Hut (2 500 m) à Momella Gate   (1 550 m)

Après le petit déjeuner, nous empruntons le sentier retournant vers notre point d’arrivée. La descente se fait d’un bon pas. Nous sommes accompagnés de notre guide et d’un ranger. Nous croisons un troupeau de buffles qui ne nous voit pas. Nous poursuivons notre chemin et voici que le ranger nous fait découvrir une famille de girafes. Elles ne sont qu’à quelques mètres de nous. Nous sommes impressionnés par ce spectacle. Rendus à l’accueil du parc nous recevons nos certificats pour cette réalisation.

Le Kilimandjaro : expédition de 8 jours par la Machame Route incluant une journée et une nuit au Kibo Crater : jours 7 à 14

1er jour : Machame Gate (1 800 m) à Machame Hut (3 000 m)

Nous voici en direction du parc national du Kilimandjaro. Rendus à la barrière de ce parc, nous constatons qu’une centaine de grimpeurs prendront le départ par cette route. Nous rencontrons des gens des quatre coins du monde, tous ayant le même objectif, atteindre le sommet. L’enregistrement, l’obtention du permis et le pesage des sacs des porteurs a pris 1:30 heure. Le sentier de cette première journée de trek passe dans la jungle; un sentier très accessible à tous les marcheurs, toutefois, ceux qui n’ont pas eu l’occasion de s’acclimater à l’altitude commencent dès la première heure à avoir le souffle court. Nous circulons dans une forêt humide, le paysage est fantastique. Après six heures de marche, nous arrivons à destination. Notre équipage a déjà installé le campement, les sept porteurs, le cuisinier, l’aide-guide et le guide constituent les membres de cette équipe. L’emplacement fourmille de trekkeurs. La nuit venue, c’est le silence, car nous avons tous besoin de repos.

forêt humide


2e jour : Machame hut (3 000 m) à Shira Camp   (3 700 m)

Nous sommes le premier groupe à prendre la direction du second camp. Déjà avant nous, un porteur de notre équipe a pris de l’avance pour réserver un emplacement de choix au prochain campement. La montée est continuelle et abrupte dans cette section volcanique du Kili. Nous arrivons au deuxième camp après trois heures de grimpe. Graduellement, les autres grimpeurs arrivent et déjà pour certains c’est le mal d’altitude qui se manifeste. 

Shira Camp est un plateau qui peut recevoir plus de trois cents tentes, un emplacement loin de la solitude. De notre tente, le paysage est superbe : Shira Cathedrale présente de merveilleuses montagnes en aiguilles.   En après-midi, avec un membre d’équipage, j’explore le secteur de Shira Plateau, nous nous rendons à la grotte de Shira Cave et à 100 m plus haut à Shira Hut (3 800 m). À cet endroit, nous voyons des refuges pour grimpeurs et d’autres emplacements de camping où plus d’une centaine de tentes sont installées. Je me dis intérieurement que tout ce monde sera au sommet en même temps, se sera à voir. En après-midi, les nuages qui cachaient le sommet du Kili disparaissent.


Shira Cathedrale

3e jour : Shira camp (3 700 m) à Barranco camp

(3 900 m)

 Cette troisième journée sur le Kili a été la plus féérique depuis le début du voyage. La montée s’effectue dans un paysage volcanique. Nous nous sommes installés pour le dîner à Lava Tower à 4 600 m. Ce passage est fortement recommandé pour permettre aux grimpeurs une bonne acclimatation (monter haut et dormir plus bas). Après une heure à admirer le paysage nous poursuivons vers le prochain camp en croisant une végétation surprenante dont le giant cinesio : cette plante qui indique que l’eau se trouve à proximité.

 Nous avons mis cinq heures de montée et de descente pour arriver à notre tente. Notre équipage qui avait pris de l’avance avait tout installé : le campement, la collation et l’eau chaude pour faire un brin de toilette.
giant cinesio

Lava Tower


La vue sur le merveilleux sommet Kibo Peak nous emballe et est une belle récompense de la journée.

Barranco Camp est une étape importante pour la majorité des grimpeurs qui n’auront pas eu un bon processus d’acclimatation avant de commencer l’ascension du Kilimandjaro (exemple ascension du mont Meru). La montée à Lava Tower a été éprouvante pour plusieurs. Au camp, les gens sont peu bavards, profitant de leur temps libre pour se reposer. D’autres discutent de leur mal de tête, de leur nausée et de leurs jambes lourdes. Le Diamox (médicament pour traiter le mal aigu de montagne, toutefois avec des effets secondaires incommodants) est le principal sujet de discussion entre les grimpeurs, en prendre ou ne pas en prendre, en prévention ou en traitement, chacun a son idée.

Kilimandjaro

4e jour : Barranco Hut (3 950 m) à Karanga Valley (4 000 m)

Nous quittons le camp vers 9 heures, le défi du jour est d’escalader le Barranco Wall. Cette paroi de 300 m est un mur que tous doivent franchir. C’est l’embouteillage, les porteurs avec leurs sacs veulent être les premiers et les grimpeurs moins expérimentés sont inquiets et lents. Pour d’autres, c’est de la rigolade prenant le temps de vivre cette congestion d’humains qui aura durée 1 :30 heure vers le plus haut sommet d’Afrique. Voilà le mur franchi, nous sommes à 4 220 m. Nous poursuivons notre trek, le sentier maintenant peu accidenté traverse la vallée aride de Karanga et nous mène au prochain camp. Nous aurons mis 3:30 heures pour l’atteindre. Certains ne feront qu’arrêter pour le dîner, tandis que d’autres comme nous, passeront la journée pour poursuivre notre acclimatation à l’altitude.

Rendus au camp, les nuages envahissent le paysage, nous n’y voyons rien. Nous passerons le reste de la journée dans notre tente principale, ne courant aucune chance de circuler dans le camp, la vision n'étant que de dix mètres et très mauvaise.
Baraco Wall
Kilimandjaro

5e jour : Karanga camp (4 000m) à Barafu Camps    (4 600m) 

La nuit a été très venteuse, À notre levé, nous constatons que la tente principale a subi une avarie importante, deux poteaux se sont brisés sous la force des vents. Les réparations les plus importantes se feront au prochain camp. La montée jusqu’au dernier camp est graduelle. Nous croisons plusieurs personnes qui en sont à leur deuxième tentative afin de réaliser l’ascension du sommet. Des grimpeurs semblent être affectés par leur gain d’altitude trop rapide. 

AMS

Après 3 :30 heures de montée, nous arrivons au camp Barafu qui est surpeuplé. Plusieurs grimpeurs ont réalisé l’ascension dans la nuit précédente. Leurs équipages démontent les campements et cèdent la place aux nouveaux arrivés. Circuler sur le camp devient un exploit en soi, les cordages des tentes sont tellement rapprochés les uns des autres qu’il devient facile de s’accrocher les pieds et de se retrouver sur le dos. Chaque espace est occupé par une tente, et ce sur environ un kilomètre carré. Malgré la surpopulation de ce campement, l’ambiance est calme, car la plupart des grimpeurs se reposent afin d’être en forme pour prendre le départ pour le sommet à minuit. Pour notre part, notre prochaine destination est le cratère de Kibo.  Au cours de la journée notre guide nous annonce qu'aucun autre groupe ne tentera l’expérience de se rendre dormir au cratère à 5 770 m. Nous serons les seuls à relever ce défi.

6e jour : Barafu Camp (4 600 m) à Crater Kibo camp (5 700 m)

Nous débutons notre ascension vers 7 heures, le soleil brille et nous apercevons très bien le sommet du Kili. Nous croisons des gens ayant été incapables de réaliser le sommet; les principales raisons de l’abandon sont possiblement le mal aigu des montagnes, le froid, la fatigue et un défi mal évalué. Il est toujours gênant de demander le résultat de ces longues heures de marche aux personnes que nous voyons redescendre exténuées. À partir de huit heures, nous commençons à croiser des gens que nous avons rencontrés sur la montagne, un couple de Québécois heureux de nous annoncer leur réussite. Ils ont atteint le sommet, leur émotion est palpable, nous sommes vraiment contents pour eux, félicitations! Un peu plus haut, nous voyons des amis de l’Afrique du Sud qui nous annoncent aussi la réussite de leur défi. Nous poursuivons notre itinéraire; à 5 000 m la température change, le vent se lève et plus nous montons plus le froid nous saisis. Rendus à Stella Point à 5 795 m, nous franchissons ce carrefour où la majorité des routes bifurquent pour se rendre au sommet. Après un arrêt pour admirer le paysage, notre guide nous fait signe de l suivre. Nous nous dirigeons maintenant au Kibo Crater, une petite descente de 95m. Plus nous avançons, plus le paysage est lunaire. Nous sommes dans un immense cratère. Le sentier sillonne de grosses pierres. Après une heure de marche, nous apercevons le magnifique Furtwangler Glacier. Nos porteurs sont déjà à l’œuvre dans un froid tranchant à installer le campement tout près de ce glacier.

Après une heure de repos, nous partons explorer ce glacier et faire l’ascension d’un col qui nous amène à un autre cratère encore en activité le « Ash Crater ». Ce cratère nous étonne par les couleurs, doré et orange, ainsi que l’odeur de soufre qui  nous rappellent l’Islande. Nous sommes ravis de cette visite surprise. Selon notre guide, l’altitude de ce col est presque similaire à celle du sommet du Kili. Les conditions météorologiques deviennent difficiles, nous sommes dans les nuages, le vent souffle, il nous gèle la figure, ce qui annonce la température que nous aurons à affronter au sommet.

Au souper, nous réalisons que nous sommes un peu incommodés par l’altitude par la perte d’appétit sans que ce soit inquiétant. 

levé du soleil
Furtwangler Glacier
Kilimandjaro
sommet

Kilimandjaro 4 600m
Kilimandjaro 5 000m
cratère du Kilimandjaro 5700 m
Furtwangler Glacier
Ash Crater

7e jour : Kibo Crater Camp (5 700 m) au sommet du Kilimandjaro (5 895 m) et la descente via  Barafu Camp (4 600 m) à Mweka Camp (3 100 m)

La nuit a passé lentement, à 5 heures nous commençons à nous préparer pour l’assaut du sommet. La montée est abrupte, le souffle nous manque et l’effort devient tangible; nous avançons lentement mais sûrement « polé polé ». Nous admirons le levé du soleil qui colore le ciel et le glacier de Furtwangler qui nous semble maintenant si vulnérable à cause du réchauffement de la planète (selon les experts, ce glacier devrait disparaître d’ici 20 ans). Après une heure de montée, voici le Uhuru Peak en vue. Nous sommes à quelques mètres du sommet. Nous voyons au loin d’autres grimpeurs en sens opposé qui arrivent tout comme nous à 7:00 heures, le 3 septembre 2010 sur le toit de l’Afrique à 5 895 m.

La vue sur les glaciers est magnifique et l’ambiance du sommet est frénétique. Tous sont heureux de leur exploit. Après la prise de photos, il est temps de redescendre pendant que d’autres personnes par dizaines arrivent au sommet, certaines personnes souriantes et d’autres exténuées. Nous sommes loin de la solitude de nos autres expéditions, cependant nous sommes tellement heureux de cette belle réalisation. 

Le retour à Barafu Camp est rapide; en trois heures, nous revoici à notre point de départ de la veille. Après un petit déjeuner, nous poursuivons notre descente durant quatre heures et nous voici au Mweka Camp à 3 100 m. À notre grande surprise, le camp est bondé de porteurs. L’ambiance est à la fête pour eux, musique, retrouvailles et discussions sans fin. Tandis que pour nous c’est du repos après ces deux dernières journées en très haute altitude.

8e jour : Mweka Camp (3 100 m) à Mweke Gate   (1 650 m)

Cette dernière journée sur les sentiers du Kilimandjaro est remplie d’émotion. C’est la fin de l’expédition: photo de l’équipe et au revoir. À 7:00 heures, nous commençons notre dernière descente jusqu’à la barrière du parc. Nous sommes à nouveau dans la forêt humide qui annonce la fin de l’expédition. Les arbres et les fleurs sont magnifiques. Les groupes se saluent fiers des journées qu’ils ont passées sur cette montagne géante. Après 4 heures de marche, nous arrivons à la barrière. Les vendeurs itinérants nous attendent avec de nombreux souvenirs, c’est la foire commerciale un « felling »  spécial. Notre guide nous invite au kiosque d’enregistrement de l’atteinte du sommet. Après quelques minutes, nous recevons notre certificat qui atteste de notre passage sur le plus haut sommet de l’Afrique. Wow!

l'équipe


Le safari dans les parcs nationaux : Lake Manyara, Serengeti et Ngorongoro Crater,
jours 15 à 19.

Nous poursuivons notre séjour à explorer différents parcs nationaux de la Tanzanie à la recherche des « Big Five » : lions, buffles, éléphants, léopards, et rhinocéros. Nous partons en safari sous la tente. L’ambiance est fort différente, nous qui sommes habitués à marcher et à grimper, nous voici maintenant en jeep de luxe à rouler pendant des heures à prendre des photos des mammifères de la savane. La beauté des paysages nous a surpris à chaque parc visité, la vie animale à son naturel, les acacias, et les baobabs, les couchés de soleil dans la savane africaine nous ont emballés. Après nos cinq jours, nous avons réussi à voir les « Big Five » et bien d’autres espèces telles que : des gazelles, des antilopes, des singes de toutes sortes, des zèbres, des girafes, des hyènes, des hippopotames, des autruches et des flamants roses ainsi que bien d’autres oiseaux aussi magnifiques.

Au cours du safari, nous avons pu observer la vie animale à l’aube, pendant la journée et au début de la soirée. Chaque moment a été unique et chacun des parcs visités nous a permis un regard différent sur cette vie animale. Le parc national du Lac Manyara nous a étonné par la possibilité d’admirer en quelques heures autant d’espèces d’animaux et d’oiseaux. Le parc national Serengeti, nous a fait découvrir la savane africaine, la réalité des safaris des heures de route sablonneuses à la recherche d’images et d’un monde animal à la « National Geographic », des journées saisissantes et de toute beauté. Enfin, le parc national Ngorongoro, un cratère de 20 kilomètres de largeur où les animaux circulent en forte concentration, notre surprise fut de voir tant d’espèces en si grand nombre. Notre séjour en safari a été aussi un moment de faire de belles rencontres avec des gens sympathiques qui nous ont fait découvrir leurs coins de pays par la richesse des discussions.
acacias
éléphants
zèbres

Jour 20 : Moshi

À notre dernière journée dans la ville d’accueil des grimpeurs du Kilimandjaro, nous nous promenons à travers les rues, un peu plus habitués maintenant à la vie tanzanienne. Nous prenons un peu de repos pour les jours qui suivent.

Jours 21 à 25 : l’île de Zanzibar

Nous saluons nos amis de Moshi et en route pour l’aéroport international de Kilimandjaro. Notre vol pour l’île de Zanzibar a du retard, ce qui semble être la norme. Nous voici enfin à bord pour un vol de 50 minutes. Rendus à destination, nos amis Said et Ali nous accueillent à l’aéroport de Zanzibar. Le contraste avec le continent est frappant. Nous voici dans une région balnéaire, les touristes sont là pour le soleil, la plage et du vrai repos.

Nos journées passées sur l’île sont de beaux souvenirs de notre visite en Tanzanie. La ville de Stonetown est féérique autant le jour que le soir, avec ses rues étroites, son marché et ses marchands sympathiques ainsi que la cuisine des restaurants où chaque repas a été un délice. Nous avons profité pleinement de l’océan Indien, une journée à naviguer sur un Dow (ancien voilier), à plonger pour admirer des coraux et des poissons multicolores. Au cours d'une autre journée, nous avons nagé avec les dauphins en plein milieu de cet océan. Durant notre séjour, nous avons aussi visité une ferme d’épices et exploré les villages de l’île. Cette belle et dernière étape a conclu notre périple en Tanzanie.
Dow
Stonetown
Kilimandjaro

Jours 26 à 29 : le retour

Nous avons fait escale à Nairobi au Kenya. Nos deux jours dans cette capitale nous ont permis de visiter cette métropole importante de l’Afrique. Nous nous sommes limités au quartier commercial considérant la réputation de Nairobi au sujet de la criminalité. Nous avons également fait la visite du musée national du Kenya qui permet vraiment de faire un tour d’horizon complet de la nature et de la culture du Kenya.

Le soir venu, il est temps de quitter ce continent pour revenir à la maison. Les dernières minutes de nos voyages sont toujours des instants où nous nous remémorons tous les précieux moments que nous avons vécus. La Tanzanie nous a emballé : nos deux expéditions en montagne ont été réalisées avec succès accompagnés d’un guide expérimenté, maintenant un ami, le safari nous a fait découvrir une vie animale extraordinaire, le séjour sur l’île de Zanzibar a été très exotique. Toutes les personnes sympathiques que nous avons rencontrées de la Belgique, de la Suisse, de l’Italie, de l’Allemagne, de l’Angleterre, du Québec, de l’Afrique du Sud, du Kenya et de la Tanzanie ont apporté tous les jours une touche spéciale à notre voyage.




POINTS DE REPÈRE

Quand y aller : il y a deux saisons pour grimper les montagnes de la Tanzanie : de décembre à mars et de juin à la mi-octobre. Toutefois, les mois de juillet et d’août sont très fréquentés.

Comment y aller : un vol international jusqu’à l’aéroport international du Kilimandjaro. Certains passent par Nairobi et prennent le bus jusqu’à l’une des deux villes principales qui accueillent les grimpeurs : Arusha et Moshi.

Livres de référence : «Kilimanjaro & East Africa A Climbing and Trekking Guide» par Cameron M. Burns chez The Mountaineers Books, 2006.
«East Africa» édité chez Lonely Planet, 2009.
«Tanzanie et Kenya» Le guide du routard, édité chez Hachette, 2009.

Autres considérations : il y a de nombreuses agences locales qui offrent des expéditions autant pour le mont Meru que pour le Kilimandjaro. Les forfaits diffèrent selon le type d’expédition que vous voulez effectuer. Attention aux agences les moins coûteuses, les histoires sont nombreuses sur les inconvénients vécus par les touristes. Une des façons pour effectuer le choix de l’agence est de faire des croisements entre les recommandations des livres spécialisés sur ce type de voyage. Les forums de voyage et les réseaux sociaux peuvent aussi vous donner de bonnes idées toutefois, certains forums sont aussi « documentés » par des agences locales. La meilleure option demeure une référence d’une personne que vous connaissez et qui a effectué le voyage avec une agence locale, par ailleurs, faites-vous toujours confirmer par écrit le prix et ce qui est inclus. Pour notre part, nous avons utilisé les services d’une agence locale pour effectuer l’ascension du mont Meru et celle du Kilimandjaro. Les services que nous avons reçus au cours de ces deux expéditions, la coordination, le guide, l’équipage, la nourriture et l’équipement ont été à la hauteur de nos attentes. Un voyage sur le plus haut sommet de l’Afrique demande une préparation physique et mentale ainsi qu’une logistique à ne pas sous-estimer, informez-vous avant de partir et lisez sur le sujet.

Bonne expédition !








Galerie de photos
Moshi

Moshi

Moshi
Moshi
mont Meru

mont Meru

mont Meru
mont Meru
Shira Camp

vallée de Karnak
Shira Camp
sentier
Baraco camp
Stela Point
Baraco Camp
Vers Stala Point
Kibo Crater
glacier de Furtwangler
Kibo Craterr
glacier de Furtwangler
sommet du Kilimandjaro
Kilimandjaro
sommet du Kilimandjaro
Kilimandjaro
Zanzibar
océan Indien
Île de Zanzibar
océan Indien
fleur fleur fleur



lionne lionne oiseau
lionne lionne martin pècheur
giraphe Stonetown Stonetown
parc national Serengeti  Stonetown Stonetown
pècheur océan Indien Zanzibart
pêcheur pêcheurs marché de poissons




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copyright Benoit Marsan 2010
  



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